Bêtisier |
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« L'idiome brette, langage vulgaire est prolixe, rude, et mal poli en sa diction. » (Gilles de Kerampuil, Catéchisme, 1568) «La population quimpéroise articule on ne sait quels sons barbares plutôt qu'elle ne parle. » (père CAUSSIN, confesseur de Louis XIII et de Richelieu, XVIIe siècle) «Le bonhomme était loin «Le français, par un privilège unique, est seul resté fidèle à l'ordre direct (...) la syntaxe française est incorruptible. C'est de là que résulte cette admirable clarté, base éternelle de notre langue. Ce qui n'est pas clair n'est pas français. » (Antoine Rivarol, Discours sur l'Universalité de la langue française, 1782) « Êtes-vous Bretons ? Les Français commandent! » (Mirabeau, adresse aux députés bretons) «(...) les dialectes corrompus, dernier reste de la féodalité (...) » (Talleyrand, l'un des principaux responsables du comité de salut public, 1791) «Parmi les idiomes anciens, welches, gascons, celtiques,
visigoths, phocéens ou orientaux, (...) nous avons observé que l'idiome appelé
bas-breton, l'idiome basque, les langues allemande et italienne ont perpétué le
règne du fanatisme et de la superstition, assuré la domination des prêtres, des
nobles et des patriciens, empêché la révolution de pénétrer dans neuf
départements importants, et peuvent favoriser les ennemis de la France. «Article I. «Français, qu'une sainte émulation vous anime pour bannir de
toutes les contrées de France ces jargons qui sont encore des lambeaux de la
féodalité et des monuments de l'esclavage
» (adresse à la Convention, 16 prairial an II) Autre variante: «Français, qu'une sainte émulation vous anime pour bannir de toutes les contrées de France ces jargons qui sont encore des lambeaux du fédéralisme et des monuments du repli sur soi.» «Nous n'avons plus de provinces, et nous avons encore environ
trente patois qui en rappellent les noms. Le président Mitterrand a jugé urgent, il y a peu, de faire porter les restes de l'abbé Grégoire au Panthéon, avec le faste dû à un bienfaiteur du genre humain - pourtant on peut dire qu'il en a fait de belles ! «Ainsi disparaîtront insensiblement les jargons locaux, les patois de six millions de Français qui ne parlent pas la langue nationale car, je ne puis trop le répéter, il est plus important qu'on ne pense en politique d'extirper cette diversité d'idiomes grossiers qui prolongent l'enfance de la raison et la vieillesse des préjugés. » (abbé Grégoire, proclamation devant le Comité d'Instruction Publique, 20 septembre 1793) « Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la
régénérer à notre manière.(...)
» (Carrier, représentant tout-puissant de Paris à Nantes) Hei Hitler ? « Quel torrent révolutionnaire que la Loire! » (Carrier, précurseur des nazis, à propos des noyades de Nantes qu'il bapthisa aussi de "Baignoire Nationale") «Nul acte public ne pourra, dans quelque partie que ce soit du territoire de la république, être écrit qu'en langue française. » (Loi du 20 juillet 1794) «Dans toutes les parties de la République, l'instruction ne se fait qu'en langue française » (Décret du 17 novembre 1794) « Il ne s'agit pas de faire le triage des bons et des méchants dans ce pays maudit, il n'y a et il ne peut y avoir que des coupables ! » (Fouché, précurseur de la gestapo, tortionnaire des lyonnais, parlant de la Bretagne, 1796) «La Bretagne est une colonie comme l'Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe » (Michelet, 1831) «La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part et qui n'est plus la France . Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial . Je n'avance rien d'exagéré » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831) «Créons, pour l'amélioration de la race bretonne, quelques-unes
de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé
nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants
parlant le français
» (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831) Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé qui a «subi la honte» , en 1831, de ne pouvoir repérer dans une commune de 2000 habitants que «neuf qui parlent français et cinq seulement qui sachent lire» « Il faut, par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement, la corruption du breton jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre (...). Car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton! » (Extraits des lettres du Comité d'Instruction Publique de Quimperlé et des préfets de côtes du Nord et du Finistère aux instituteurs et à de Montalivet, ministre de l'Instruction Publique., 1831) «Ce sont des bas-Bretons. Qu'on en fasse des Français avant d'exiger d'eux les devoirs communs qu'ils ne comprendraient pas. » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé) «Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au dessus de l'homme sauvage . Le paysan y est d'une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d'Hottentots(...) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois. » (Malte Brun, 1831) «Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n'est qu'un jeu d'enfant auprès du bas breton. C'est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche , car il n'y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l'h et le c'h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales(...) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou. » (Prosper Mérimée, lettre à Jaubert de Passa, 1835) «Sachez qu'il y a quatre manières de conjuguer un verbe
breton: ci 4. «Vous saurez d'abord que c'est vers la Bretagne, la douce et la bretonnante, que se sont dirigées mes courses cette année(...) Quant aux naturels du pays hélas! c'est la province sans soleil. Croiriez vous que j'ai fait quatre cent lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette. Impossible de toucher sans pincette les personnes du sexe de Brest, Morlaix, Saint Brieux (sic), Rennes, Vannes, Quimper. Ce n'est qu'à Nantes que la Providence m'a envoyé soulagement(...) Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents. Lavarèt d'in pélèc'h azô ünenbennak ago zéfé gâllec? Voilà tout ce que j'ai pu apprendre à dire m'écorchant le gosier: Dites moi où il y a quelqu'un qui parle français. Jamais, à moins qu'on ne lui fasse une opération chirurgicale, un Provençal ne prononcera pélèc'h. Mangez une olive crue, et en crachant, vous ferez un bruit approchant ce c'h. Par dessus le marché, ces sauvages ne m'ont-ils pas persécuté dans leurs journaux, m'accusant d'avoir enlevé d'autorité à leur province un manuscrit d'un certain barde du Vè siècle, Guiclan ou Guinclan, manuscrit que j'ai cherché partout inutilement et dont j'ai appris l'existence à la plupart de leurs doctes! » (Prosper Mérimée, lettre à Requien, 1836) «Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne! » (le sous-préfet de Morlaix, Discours aux instituteurs du Finistère, 1845) «C'est en breton, par l'exigence de MM. les Recteurs, qu'on y enseigne le plus généralement le catéchisme et les prières: c'est un mal. Nos écoles, dans la Basse-Bretagne, ont particulièrement pour objet de substituer la langue française au breton et ce serait incontestablement un bienfait. » (le préfet des Côtes du Nord, Lettre à l'évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier, 1846) «Tous ceux qui, vingt ans après cette promulgation, arriveraient au régiment sans savoir le français, feraient trois mois de supplément de service militaire et ne seraient pas inscrits sur les listes électorales . «Lorsque les mères de famille parleront français à leurs enfants, l'idiome Breton sera vaincu! (...) Nous combattront sans répit. La goutte d'eau tombera sans intermittence sur le granit Breton et finira par l'entamer. » (l'inspecteur académique du Finistère, 1863) «Si l'on veut comprendre la Vendée, qu'on se figure cet antagonisme:
d'un côté, la Révolution française, de l'autre le paysan breton. En face
de ces évènements incomparables, menace immense de tous les bienfaits à la fois,
accès de colère de la civilisation, excès du progrès, amélioration démesurée et
inintelligente, qu'on place ce sauvage grave et singulier, cet homme à
l'\oeil clairet aux longs cheveux, vivant de lait et de châtaignes, borné à son
toit de chaume, à sa haie et à son fossé, distinguant chaque hameau du voisinage
au son de sa cloche, ne se servant de l'eau que pour boire, ayant sur le dos une
veste de cuir avec des arabesques de soie, inculte et brodé, tatouant ses habits
comme ses ancêtres les Celtes avaient tatoué leurs visages, respectant son
maître dans son bourreau, parlant une langue morte, ce qui est faire
habiter une tombe à sa pensée , piquant ses b\oeufs, aiguisant sa faux,
sarclant son blé noir, pétrissant sa galette de sarrasin, vénérant sa charrue
d'abord, sa grand-mère ensuite, croyant à la Sainte Vierge et à la Dame Blanche,
dévot à l'autel et aussi à la haute pierre mystérieuse debout au milieu de la
lande, laboureur dans la plaine, pêcheur sur la côte, braconnier dans le
hallier, aimant ses rois, ses seigneurs, ses prêtres, ses poux ; pensif,
immobile, souvent des heures entières sur la grande grève déserte, sombre
écouteur de la mer. « l'éradiquer définitivement est une victoire du combat laïc. «(...) que les Bretons nous parlent de leur Bretagne, les Provençaux de leur Provence. Cela du moins jusqu'au jour rêvé - hélas, encore lointain- au jour rêvé du retour à l'âge d'or où toutes les forces collectives se seront fondues dans une grande patrie, où la langue française aura conquis le monde. » (Émile ZOLA, Discour électoral, 1892) «Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu'il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l'écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas(...) S'il a huit ans d'âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel. Y a-t-il lieu, dans ces conditions, de tenir compte des quelques mots bretons qui lui ont suffit pour traîner jusque là une vie rudimentaire ? Je ne le crois pas. Mieux vaut admettre qu'il ne sait rien et commencer avec lui par le commencement, comme on fait à l'école maternelle. » (Poitrineau, inspecteur d'académie à Vannes, Instruction, 1897) «(...) règle inviolable (...) Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation. » (L'inspecteur d'académie Dosimont, Instructions aux instituteurs, 1897) «Les prêtres bretons veulent tenir leurs ouailles dans l'ignorance en s'opposant à la diffusion de l'enseignement et en n'utilisant que la langue bretonne dans les instructions religieuses et le catéchisme. Les Bretons ne seront républicains que lorsqu'ils parleront le français. » (Émile Combes, président du Conseil, 23 Septembre 1902) « Usage abusif du breton
» (Émile Combes, président du Conseil, Ministre de l'Intérieur et des
Cultes, 1902) C'est par ce motif extraordinaire qu'Émile Combes prétend en 1902 interdire la prédication en langue bretonne dans les églises de Basse-Bretagne et obliger le clergé à enseigner le catéchisme en français aux enfants. La mesure est vexatoire, et le linguiste Albert Dauzat le reconnaîtra quarante-cinq ans plus tard en parlant d'un «acte fâcheux de violence» «Je vous propose à titre d'exemple de frapper les dix curés de Belz, Languilic, Ploemeur, Plouray, Pluvigner, Pontscorff, Bignan, Elven, Gandchamps, Gourin, c'est à dire tous les curés inamovibles sauf ceux de Vannes qui emploient seulement breton seulement exceptionnellement. Cette décision[barré] proposition est motivée par leur grade et aussi cette circonstance qu'ils habitent communes relativement importantes où langues française est connue! Devrais je payer les vicaires de ces dix curés. Vous prie me faire connaître urgence si vous approuvez ma proposition. » (Préfet du Morbihan, télégramme chiffré à [le ministre de l' ]Intérieur des Cultes [Orthographe d'origine!!], 31 décembre 1902 (11h du matin)) «il est nécessaire d'empêcher les ratichons de déblatérer en
patois . Mais il ne serait pas inutile de surveiller avec soin
les sottises que l'on imprime à l'usage des pauvres cagots bretons .
Il ne saurait être question de proscrire le dialecte breton, mais c'est à
la condition que les Bretons comprennent et parlent en même temps la langue
nationale (...) «Qu'un Ministre soit, au XXe siècle, obligé de donner à des prêtres,
qui sont des fonctionnaires, l'ordre de parler français, c'est déjà triste. Mais
que ce Ministre soit interpellé dans une Chambre française pour avoir donné cet
ordre, c'est plus triste encore!
» (La Lanterne, 1902-1905) Ce périodique est farouchement anti-clérical, nationaliste, populiste, et fermement anti-breton : Lorsque Étienne Lamy, député du Morbihan, envisage d'interpeller le gouvernement à la Chambre à propos de la circulaire Combes, il est présenté comme «le porte parole des Bretons bretonnants» , et son initiative comme «une singulière extravagance» . «Ce qui est étrange, c'est que le représentant direct de la
République dans le Finistère, le préfet Collignon, est avec les Chouans contre
les républicains, avec les baragouineurs contre les amis de l'école primaire,
avec les Bretons séparatistes contre les Bretons français. Le même homme qui
montra contre les ouvriers de Brest une sévérité implacable et engagea contre la
municipalité socialiste de cette ville la lutte la plus déloyale et la plus
acharnée, pactise ouvertement avec les tristes bateleurs qui s'intitulent
eux-mêmes bardes, et avec les prêtres démagogues qui, les uns et les autres, ne
tiennent tant à la langue bretonne que parce qu'elle leur sert à médire plus
librement de la République et de la France. Nous dénonçons cette attitude
insolente à qui de droit! La Lanterne est un périodique farouchement anti-clérical, nationaliste, populiste, et fermement anti-breton: Pour avoir appliqué la loi «avec une mollesse voisine de la capitulation» , le préfet H. Collignon devient alors la cible de La Lanterne «La réaction disputera une fois de plus à la République la
terre traditionnelle du fanatisme; elle sera battue. (...) « Que l'église n'accorde la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français » (Discours de l'inspecteur d'académie Dantzer au conseil Général du Morbihan, 1902 ou 1903, avant la séparation de l'église et de l'état) «Le président du Conseil vient d'informer l'évêque de Quimper
qu'il maintenait toutes les suppressions de traitements prononcées
antérieurement contre des prêtres du diocèse et qu'il frappait de la même peine
- pour emploi abusif du breton - les ecclésiastiques dont les
noms suivent: [Suivent en effet les desservant des paroisses de Riec-sur-Bélon,
Guissény, Lambert, Brélès, Collorec, Saint-Thois et Loqueffret] (...) «le breton, cette barbare relique d'un autre âge » (le ministre de l'Instruction Publique, 1905) «Ce sont des Français qu'il faut pour franciser les Bretons, ils ne se
franciseront pas tout seuls. Il y a un intérêt de premier ordre à ce que les
Bretons comprennent et parlent la langue nationale. Ils ne seront vraiment
français qu'à cette condition.
» (l'Inspecteur Général Irénée Carré, 1905) L'Inspecteur Général Irénée Carré a été chargé d'une mission extraordinaire en Bretagne pour extirper le Bretone des esprits depuis 1886. Ce distingué pédagogue se vante de mépriser «la Bretagne arriérée» . Il met alors au point une méthode d'accès au Français qu'il veut radicale. Pas question d'utiliser le breton comme support d'apprentissage de la langue nationale. «les paroisses bretonnes (où) le clergé emploie exclusivement ou
à peu près exclusivement la langue bretonne. La raison qu'il en donne est que le
breton est la seule langue connue par tous les habitants. C'est exact, reconnaît
le représentant du pouvoir central. Mais, écrit-il, il convient d'ajouter - et
c'est ce que le clergé omet toujours de faire - que s'il est vrai que tous les
habitants savent le breton, il en est un grand nombre, surtout parmi les jeunes
(parmi ceux qui ont fréquenté les écoles ou fait leur service militaire) qui
savent en outre le français. Or la langue française n'en est pas moins à peu
près complètement exclue des prédications et des enseignements religieux. Le Préfet du Morbihan envoie en 1905 un rapport adressé au Président du Conseil, où il commente une lettre de protestation de l'évêque de Vannes par rapport aux mesures de suspension de traitement qui viennent de lui être annoncées « La langue bretonne, cette vaincue qui n'a pas su créer un chef
d'oeuvre et qui va nécessairement s'effacer, comme s'effacent et meurent les
vieilles choses usées. (...) «Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître . » (Anatole de Monzie, ministre de l'Instruction Publique, Discours lors de l'inauguration de pavillon Bretagne à l'Exposition Universelle de Paris, le 19 juillet 1925) «Je vois citoyen. Vous voulez revenir au temps des Gaulois?
» (Daladier, ministre) réponse à une personne réclamant pour la Bretagne des responsabilités gestionnaires et culturelles au cours d'une réunion électorale à Callac) « La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent. » (Albert Dalimier, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale (et futur ministre de la Justice), discours à Tréboul, 11 septembre 1932) «Afin de favoriser les menées racistes et autonomistes, il a été ouvert à Ploermel un collège destiné aux instituteurs Bretons. » (Radio-France-Londres, à propos de la création d'école en Breton, Juin 1943) « Je me souviens bien qu'on faisait honte aux enfants. On
incitait les autres à se moquer de ceux qui employaient des mots en
breton. Un jour j'avais failli pleurer dans la classe tant j'avais eu
mal pour garçon qui s'appelait G. Il avait écrit dans un texte. « Pourquoi vous laisserais-je enseigner un patois que je ne
comprend pas ?
«Comment! On veut nous apprendre le dialecte des
cavernes!
» (un député socialiste (!), lors du vote de la loi Deixonne, 1951) «Ils vivaient dans leur langue pataude et leurs vêtements
grossiers comme des espèces de bas bretons.
» (Raymond Cartier, Les 19 Europes, Plon, Les 19 Europes, Plon, 1960) «Le combat pour la survivance est noble et estimable. Il est un peu fou
quand il est sans espoir: comme celui des bretonnants, des Basques, des
Occitans, des Corsisans brandissant leurs costumes, apprenant leur langue
"maternelle", battant à la recherche des vestiges humains de leur "patrie" une
lande ou une montagne prise d'assaut par les antennes de télévision! Ce sont les
coquilles d'\oeufs de l'omelette française; leurs plaintes sont sincèrement
touchantes.
» (H. de Montera, La francophonie en marche. La guerre des cultures, Préface de Michel Debré. Éditions Sédimo. Paris (p 125-126), 1966) «Si la langue française meurt nous sommes tous des assassins.
» (Campagne publicitaire hexagonale de l'Alliance Française, 1966) «Si la langue bretonne meurt c'est l'état français qui sera l'assassin.
» (Affichette de l'Union Démocratique Bretonne, 1966) «Vous invoquez l'exemple québécois. Mais à quel titre ?
Est-ce qu'on vous empêche, vous, de parler français ?
» (réponse aux pétitions «Ar Vrezhoneg er skol» après que De Gaulle se soit
écrié «Vive le Québec libre!» à Montréal), 1967) «(...) l'Armorique, province de notre hexagone qui fait depuis toujours
partie intégrante du corps et de l'âme de la France.
» (De Gaulle, à Quimper, 1967 ou 1969) «Mon fils, avec le breton tu es comme une chèvre attachée à son
piquet. Avec le français tu pourras aller partout.
» (Per-Jaker Helias, Le cheval d'Orgueil, 1969) «Nous vous demandons de faire connaître, avant le 8 janvier au syndicat
betteravier, vos besoins en main d'oeuvre. Préciser la catégorie : Bretons,
Italiens, Espagnols, Portugais, Marocains,...
» (L'agriculteur de l'Aisne, 4/1/1969) «Rien de plus touchant (...) que les langues, patois et dialectes
locaux soient parlés dans le sein de la famille, que les mères endorment leurs
enfants avec des berceuses que leur ont transmises leurs mères et leurs
grands-mères...
» (réponse d'un éminent professeur membre du conseil national de
l'Enseignement aux pétitions des enseignants pour la cotation du Breton aux
examens, 1969) « Pour être comprise par tout le monde, l'émission en langue
bretonne sera désormais en Français.
» (Lorient Roger, ministre de l'Information, Lorient Roger, ministre de l'Information, avril 1969) «Il n'y a pas de place pour la langue bretonne dans
une Europe que la France est appelée à marquer de son sceau .
» (Georges Pompidou, président de la République, Discours à Sarre-Union, 1972) «Bien sûr, le gouvernement réprime la langue bretonne. Mais qu'importe
puisque les Bretons parlent Français!
«Ce n'est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans
une langue qui n'a pas d'avenir
» (Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Éducation Nationale, 1985) «Monsieur Lang ayant créé un Capes de patois breton, pourquoi
ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver ,
comme on dit de nos jours.
» (Jean Dutourd, France-Soir Magazine, Novembre 1985) «Article 2 de la Constitution de la 5ème République Française «Il est temps que nous soyons Français par la langue. S'il faut apprendre une autre langue à nos enfants, ne leur faisons pas perdre de temps avec des dialectes qu'ils ne parleront jamais que dans leur village : enseigons-leur le plus tôt possible une langue internationale ! » (R. Pandraud, extrait des débats sur l'Europe de Maastricht, 13 mai 1992) «La promotion des langues régionales et la préservation de nos cultures
régionales, et en particulier bretonne, sont essentielles. Au 43ème concours de
l'Eurovision qui vient d'avoir lieu en Norvège, la France a présenté une chanson
bretonne. Mais ne conviendrait-il pas que, dans les organisations
internationales, nos représentants s'expriment en français ? Lorsque la langue
française est menacée, il est choquant de voir la France représentée par
le breton . On n'est pas Breton et Français, on est Français et
Breton. Je suis pour l'Europe des États, pas pour l'Europe des régions.
» (Madame Monique Rousseau, député RPR du Doubs, 1996) Madame Monique Rousseau, député RPR du Doubs, s'indignant auprès du ministre de la culture de l'époque, M. Douste-Blazy, à propos du concours Eurovision 1996 de la présence d'une chanson en langue bretonne pour défendre les couleurs de la France «Cinq raisons pour s'opposer au développement du bilinguisme
en langue régionale à l'école publique. Il s'agit d'un document interne distribué aux 420 délégués départementaux de la DDEN (Direction Départementale de l'Éducation Nationale) par Daniel GAUCHON, Inspecteur de l'Éducation Nationale en poste à Pau. Il s'aggit de la politique officieuse de l'EN quand aux langues dites "régionales" «J'ai lu avec grand intérêt l'article relatif à la charte des langues
régionales que vous avez publié dans votre revue de décembre 1998. Je partage
vos motivations et démonstrations. J'avais interrogé madame la Ministre de la
Culture et de la communication sur ce sur ce sujet il y a plus de deux mois. Je
n'ai à ce jour pas reçu de réponse. J'ai donc l'honneur de vous transmettre sous
ce pli la copie de ma question écrite (...) «Non aux identités factices ! » (Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur, 1999) «Nous devons résister à la dégénérescence de notre langue, en refusant d'adopter le dialecte des banlieues. Quant aux langues régionales (breton, basque, catalan, etc.), elles doivent demeurer une deuxième langue, que l'on peut accessoirement étudier - lorsque l'on aura acquis une parfaite maîtrise de la langue française (on en est loin pour le moment...). » (Jean-Pierre Pagès-Schweitzer, N°232, Samedi 18 septembre 1999) «Nous faisons le serment solennel de manifester en toutes circonstances
et en tous lieux notre irréductible opposition à la signature de la Charte
européenne des langues régionales, contraire à l'évolution historique de la
nation. De lutter sans trêve et sans défaillance jusqu'à son retrait et
d'obtenir que l'effort de la République soit uniquement réservé à assurer
l'égalité des citoyens.
» (Serment prété par le groupuscule La libre pensée lors d'une
manifestation, 11 décembre 1999) Ce groupuscule fustige le front commun entre PS et FN: «Cette thèse négationniste est celle d'une gauche jacobine attardée que ne renierait pas le FN» (bulletin de leur fédédration des Haut de Seine) et critique leur propre férération d'Île et Vilaine ! ( «Franchement, je trouve la Libre Pensée d'Ile et Vilaine consternante de sectarisme et d'égalitarisme forcené. Ce repli frileux ne tient aucun compte des immenses espoirs de fraternité qu'ouvre la construction européenne. (...) me désolidarise formellement des attardés camarades d'Ille-et-Vilaine.» «(...) ne souhaite pas prendre l'initiative d'une révision qui porterait atteinte aux principes fondamentaux de notre République. On peut parfaitement reconnaître aux langues régionales leur place dans notre patrimoine culturel sans remettre en cause l'unité de la nation. Les langues régionales doivent être reconnues et soutenues, leur enseignement développé sur une base volontaire. » (Communiqué du président de la République, Jeudi 24 juin 2000) «Les annonces faites dans les trains, c'est fait pour que ce soit
compris et utile. C'est un service. Est-ce que ça apporte quelque chose de le
faire en breton ?
» (Adrien Jégo, chargé de la communication de la SNCF à Rennes, mai 2000) Déclaration du porte-parole de la SNCF au sujet du licenciement d'un contrôleur coupable d'avoir osé anoncer les gares en allemand, anglais, francais et surtout breton. «(...) pourquoi sauver une langue qui ne leur servirait jamais à rien ? » (Françoise Morvan, Les Temps Modernes, 31 Mai 2000) «Sujet : Re:Trop de langues sur cette planète «(...) façon vicieuse de parler (...) » (inconnu) «la France à besoin de fabriquer des informaticiens parlant anglais et
on va fabriquer des bergers parlant breton ou occitan
» (Claude Allègre, avril ou mai 2001) Commentaire sur les propositions Lang : encore un exemple du racisme ordinaire (remplacez bergers par marchands de tapis, breton par berbère et occitan par arabe, puis repetez la phrase encore et encore). Notons le terme de fabriquer qui en dit long pour un ancien ministre de l'Éducation Nationale. |